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Projets

Restitution finale de l’enquête portant sur la prise en charge du paludisme en officine. Bénin, Burkina Faso, Mali.

Coordonné par ReMeD, le projet Paludisme et Pharmaciens d’officine (Palu-PO), financé par l’Initiative 5%, a démarré en 2014 pour une durée de trois ans. Il vise à améliorer l’impact des programmes nationaux de lutte contre le paludisme (PNLP) par la participation effective des pharmaciens d’officine dans cinq villes au Bénin, au Burkina Faso et au Mali. Le projet entre dans sa phase finale de valorisation et de capitalisation.

Quatre ateliers ont été organisés à Bamako, Bobo-Dioulasso, Ouagadougou et Cotonou au cours des mois de novembre et décembre 2016 afin de présenter les résultats de l’enquête portant sur la prise en charge du paludisme dans les officines de ces cinq villes. Ce travail d’enquête a été réalisé dans chacun des pays par les partenaires du projet pendant 18 mois, entre 2015 et 2016, auprès du personnel et des clients de l’ensemble des officines.

Les données recueillies, qui ont été présentées aux pharmaciens et aux autorités concernées, témoignent une forte adhésion des officinaux à appliquer la stratégie du PNLP auprès de patients qui se présentent majoritairement spontanément. On observe que les pratiques de dispensation des pharmaciens et de leur personnel respectent en grande partie les directives et que les capacités financières des patients sont prises en compte. En revanche le traitement contre le paludisme demeure largement présomptif ce qui n’est pas en adéquation avec les recommandations du PNLP ni celles de l’OMS. L’ensemble des résultats fait actuellement l’objet de rapports et d’articles qui seront diffusés au cours des prochains mois en vue notamment de l’éventuelle mise à disposition des tests de diagnostic rapide dans les officines des villes concernées.

2 commentaires

  1. Dr Raoul Simon Kamdem sur 18 janvier 2017 à 16 h 18 min

    Le traitement en officine du paludisme etant essentielement basé sur les signes cliniques et sans diagnostic différentiel ne peut qu’être présomptif.
    Beaucoup d’ONG lors d’intervention d’urgences dans les pays présentant un pic de paludisme (juillet a Novembre ) recrute et forme des agents de santé qui réalisent des tests de malaria (TDR) et sur la base de ces tests conduisent des traitements avec a la fin des résultats plus que positifs.
    Dans les officines de pharmacie le personnel est au moins sinon plus qualifié que ces agents de santé « de circonstances ».
    Il faudrait au plus vite faire la recommandation de faire en officine a l’instar des tests de grossesse le test de paludisme et au patient de décider de conduire son traitement en officine ou pas et surtout selon l’appréciation du pharmacien.
    Meilleurs voeux a l’equipe de REMED.

    • ReMeD sur 2 février 2017 à 12 h 29 min

      Bonjour,
      Merci pour votre réponse. Nous travaillons justement avec les PNLP des trois pays associés à ce projet pour mettre à disposition des tests de diagnostic rapide – subventionnés – en officine. Des discussions sont en cours avec les autorités et les Ordres car les résultats de notre enquête montrent la disposition des pharmaciens à pratiquer les tests.
      Meilleurs voeux à vous aussi
      L’équipe de ReMeD

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